L’édition 2025 des *Perspectives des migrations internationales* met en évidence un léger recul de l’immigration permanente vers les pays de l’OCDE en 2024. Malgré une baisse de 4 %, le nombre total de nouveaux immigrés permanents demeure historiquement élevé, atteignant 6,2 millions de personnes, soit une hausse de 15 % par rapport aux niveaux enregistrés en 2019, avant la pandémie.
Part de la population née à l'étranger dans quatre pays européens, 2024
Parmi les informations présentées dans le rapport, l’IEAM a analysé la part de la population née à l’étranger dans quatre pays européens particulièrement touchés par ces dynamiques migratoires : l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France.
Ces changements reflètent une dynamique migratoire soutenue, largement motivée par des considérations familiales, économiques et humanitaires.
Principales raisons de la migration permanente vers les pays de l'OCDE
Le regroupement familial demeure le principal motif de migration permanente vers les pays de l’OCDE. La migration de travail, après une augmentation continue depuis 2020, a légèrement reculé. Parallèlement, la migration pour motifs humanitaires est en hausse, sous l’effet du nombre élevé de demandes d’asile.
Évolutions majeures des politiques de migration et d'intégration
Face à d’importants flux migratoires, les politiques de migration et d’intégration de plusieurs pays de l’OCDE ont fait l’objet de réformes majeures. Les politiques de migration de main-d’œuvre visent à attirer les talents et à répondre aux besoins spécifiques du marché du travail. Parallèlement, de nombreux pays ont durci leurs systèmes d’asile en instaurant des procédures accélérées, en réduisant les prestations et en imposant de nouvelles restrictions au regroupement familial. L’accès aux programmes d’intégration est également devenu plus réglementé et s’accompagne d’obligations accrues pour les nouveaux arrivants.
Néanmoins, ce durcissement des politiques s’accompagne d’une extension du soutien ciblé, en particulier pour les femmes migrantes.
« Malgré une baisse de 4 %, le nombre total de nouveaux immigrants permanents demeure historiquement élevé, atteignant 6,2 millions de personnes. »