Selon les dernières données du ministère de l’Intérieur, le flux de migrants vers l’Espagne a chuté de 41 % entre le 1er janvier et le 15 novembre 2025 par rapport à la même période en 2024 : 31 742 personnes contre 54 216 (soit 22 474 de moins).
Baisse globale, avec des évolutions marquées selon l'itinéraire.
Par voie maritime, les arrivées ont chuté d’environ 45 % : de 51 849 à 28 362. Ce recul s’explique principalement par la situation aux îles Canaries, où le nombre d’arrivées est passé de 39 713 à 14 690 (-63 %).
Parallèlement, un basculement relatif vers la Méditerranée se confirme :
Par ailleurs, le nombre total de navires a diminué : 1 539 → 1 122 (-27,1 %).
Par voie terrestre, la situation est contrastée : Ceuta : 3 101 → 2 281 (baisse). Melilla : 86 → 279 (+224 %), une augmentation très importante.
Les clés pour comprendre la reconfiguration
L’infographie met en évidence plusieurs éléments qui aident à interpréter ce changement :
Conclusion
Le bilan provisoire arrêté au 15 novembre 2025 fait apparaître une forte baisse du total, mais aussi une adaptation des itinéraires : moins de traversées vers les Canaries, une présence accrue en Méditerranée et une reprise des arrivées par voie terrestre à Melilla, qui mérite une surveillance attentive.
« Le flux total diminue, mais les itinéraires s’ajustent : la Méditerranée prend de l’importance et la pression se redistribue. »