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Atlas des migrations, 2025

L’Atlas des migrations explore les liens complexes entre les conflits et les déplacements de population.
20 février 2026IEAM TEAMTemps de lecture : 7 minutes
Atlas of Migration, 2025: Featured infographic.
L’Atlas de la migration, publié par l’Office des publications de l’Union européenne, est un ouvrage de référence qui offre une vue d’ensemble de la migration et constitue une base de connaissances pour les décideurs, les parties prenantes, les entreprises, les chercheurs et le grand public.
L’édition 2025 propose une analyse fondée sur des données relatives aux mouvements migratoires dans les 27 États membres de l’UE ainsi que dans 171 pays et territoires à travers le monde.
Cette édition explore tout particulièrement les liens complexes entre les conflits et les déplacements de population.
Dans le cadre de cette publication, l’Institut espagnol d’analyse des migrations (IEAM) a analysé les principales données concernant l’Espagne et l’Italie.

Le déplacement forcé en hausse dans le monde

Le nombre de personnes déplacées de force a fortement augmenté au cours des 15 dernières années. Selon les Nations unies, plus de 51 millions de personnes avaient besoin d’une protection internationale à la fin de 2024.
Parallèlement, le nombre de conflits armés a également augmenté, dépassant les 180 en 2024. Ces deux phénomènes trouvent souvent leur origine dans la fragilité des États.
Le déplacement forcé a de multiples répercussions : sociales, environnementales et liées à la sécurité. Les conflits, à leur tour, entraînent des pertes humaines, la destruction des infrastructures et l’effondrement des institutions.
Comprendre la nature multidimensionnelle de ces phénomènes et leur rôle dans la fragilité des États est essentiel pour concevoir des politiques efficaces et ciblées visant à relever ces défis mondiaux.

Flux migratoires annuels à destination et en provenance de l'Espagne et de l'Italie

En 2023, l’Espagne a enregistré un volume élevé de flux migratoires. Le pays a accueilli 1 251 000 immigrants, dont 72 % provenaient de pays tiers (hors UE) et 28 % d’autres États membres. Parallèlement, 609 000 personnes ont quitté l’Espagne : 65 % se sont installées dans des pays hors UE et 35 % dans d’autres États membres.
L’Italie présente une tendance similaire, mais avec des flux plus faibles. Elle a accueilli 440 000 immigrants, dont 76 % provenaient de pays hors UE et 24 % d’autres États membres, tandis que 158 000 personnes ont émigré, avec une répartition quasi équilibrée entre les destinations extra-européennes (51 %) et intra-européennes (49 %).

Demandes d'asile : une augmentation continue

Le nombre de personnes déposant une première demande d’asile a augmenté dans les deux pays entre 2023 et 2024.
En Espagne, le nombre de premières demandes est passé de 160 470 à 165 465, soit une augmentation de près de 3 %. Les hommes sont restés majoritaires, représentant 53 % en 2023 et 58 % en 2024, tandis que les femmes représentaient respectivement 47 % et 42 %.
En Italie, la hausse a été plus marquée, avec 130 565 premières demandes en 2023 et 151 120 en 2024, soit une augmentation d’environ 16 %. Les hommes représentaient une part encore plus importante des demandeurs, soit 84 % en 2023 et 81 % en 2024, contre respectivement 16 % et 19 % pour les femmes.

Inclusion sociale : inégalités persistantes selon l'origine

Les données sur l’inclusion sociale révèlent des inégalités significatives entre les nationaux et les populations migrantes.
En Espagne, 20,6 % des Espagnols sont exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, contre 35,0 % des ressortissants d’autres États membres de l’UE et 53,4 % des ressortissants de pays tiers. L’écart est frappant : les ressortissants de pays tiers sont plus de deux fois et demie plus exposés à ce risque que les Espagnols.
En Italie, la situation présente une tendance similaire. Le risque de pauvreté ou d’exclusion sociale touche 21,1 % des Italiens, 36,3 % des ressortissants d’autres États membres de l’UE et 37,0 % des ressortissants de pays tiers.
Ces chiffres mettent en évidence la persistance de vulnérabilités propres aux populations migrantes, appelant à des politiques d’intégration renforcées, ciblées et efficaces.
Plus de 51 millions de personnes avaient besoin d’une protection internationale à la fin de 2024.
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IEAM Team

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